05/04/2017 – Le taxi, la  dolce  vita  et le jeune  homme  véloce

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Mercredi 5 avril. Rares sont les  cuissards courts lors  du RV de 13H30 place Pelloutier car la météo se veut très moyenne : 15° ,ciel gris, soleil caché, possibilité  de  quelques pluies faibles.

On crée un groupe 4 ou 3 bis sous la  conduite  de Jean Louis le Basque .Deux muses  : Josette, la (si)bien nommée Duchesse  de  Chevreuse  et Brigitte  et huit  bonhommes  dont un joli  transfert des Tamalous. Françis C ,soi même, nous rejoint, tout en restant partagé  entre  ses  souvenirs de tables  et d’assiettes emplies d’ haricots ou d’ andouilles   du groupe 5  et l’envie de pédaler à notre  rythme. Je retrouve  aussi José le  cyclo-tennisman revigoré , Jacques le Maître Randonneur de retour  de  quelques  sorties Audax,  Robert des Bordes  et Jean Marc de la Madeleine. Deux autres  gars  nous accompagnent dont un certain Henry aux looks impressionnants  ( le  vélo éponyme et, je vais  vite  m’en apercevoir,  l’allure  sportive  et la facilité  de pédalage ).

Joli parcours depuis le Séquestre  vers Lisle via de petites routes autour  de  Florentin, Cadalen ,Técou et Montans et retour par Gaillac ,  sa place du Griffoul puis Brens . Un bon 80-85 kms  selon les domiciles  de  chacun. Et le passage  , près de  Cadalen, à la Carrayrié, devant  le domaine  viticole Les Hauts  de Vergnade et son caveau aménagé au pied d’un pigeonnier  du 19 ème siècle.  Voici de quoi parfaire   notre  connaissance  des  vignerons du Gaillacois  , même  des plus  discrets, puisque , selon  son site, cette propriété est exploitée par la même  famille  depuis  cinq  générations.

Vers Puech  du  Taur , célèbre à  tout  jamais  depuis 1997 pour le saut d’un cheval par  dessus  son  enclos et sa course momentanée dans le peloton des coureurs  du Critérium International, je roule  de  concert  avec Françis .Notre pote  m’apprend  incidemment  que José , quelques mètres  devant  nous, a  été  chauffeur  de  taxi…à Paris.  Je le rejoins.

« Et oui, j’avais  une Opel diésel , achetée 30 000 francs de l’époque, je la préférais  aux Mercédès, au  début, je  travaillais  de  jour  sur Paris et  ses environs mais, à  cause  des  embouteillages, j’ai  fait  la  nuit. Quatre-cinq années. Je  te  parle  de  ca, Michel, mais  ça  fait  bien quarante  ans ! »

On évoque  ensemble  quelques  rues  de Paris nous rappelant  nos épisodes parisiens : la place Clichy, la rue Ordener, la mairie  du 18  ème   et la  station de  taxis  sur la place Jules Joffrin.

On parle  aussi  des  licences de taxis, des  compteurs  (sans GPS) , de sa plaque  d’immatriculation SOL 105,de la compagnie G7 , des  concurrences  entre  taxis reliés à  un même  central téléphonique  quand  une  course  leur était proposée . « Y ‘ avait des malins !»

Pas  vraiment  la Dolce   Vita ? Du moins, pas à  ce moment  là et pas à Paris , car , de retour à Albi, José a longtemps tenu la    pizerria  Dolce Vita  du boulevard Alsace Lorraine.

A Lisle, lors  de la pause  ravitaillement, je m’approche  d’Henry, le  jeune  homme  véloce super looké  . « Waou, Henry, quelle  technique  de  descendeur !A  chaque  fois  qu’on en a eu  une, tu  nous  a tous  dépassés , sûr  de  toi et de ta  trajectoire. Y ‘avait pas photo. Chapeau ! »

J’apprends  alors que  le  jeune  homme  en question  porte  ses 84 printemps. Mais  si alors  qu’on lui donne 20 ans de moins.Et au  cas où on aurait  mal  compris  cet  exceptionnel état  de  forme, ce n’est  pas  en descente , au retour, qu’Henry  fait éclater notre peloton mais  dans une côte !

Ferons  nous  pareil dans  quinze ou  vingt ans ? Pas sûr. En attendant, allez, vive  le  vélo !