15/04/2017 – La cloche  de l’église Saint Jean le Froid  et   la boite à pains  de Senouillac

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Samedi 15 avril. Veille  de Pâques. Vers 13H30, on s’interroge  tous, place Pelloutier, sur les  risques  de pluie  faible  annoncés pour  la  fin d’après midi .Il ne  fait pas  vraiment  froid  mais un  vent  frais pointe le  bout  du  nez de temps à autre..

Comme d’habitude, les Tamalous  s’en vont les premiers sous la conduite  de Jean Paul, leur émérite  capitaine  dont le  sifflet  de commandement  est aujourd’hui   silencieux. Zen, les Tamalous !!!

On  compose  notre  groupe 3 et4  Aujourd’hui,  Cap ‘Taine Claude et Alain l’ex Figaro de Mozzi  assument le  capitanat et allient leurs  connaissances des petites routes.Jean Marc , autre grand érudit  des chemins  de  traverse  entre   la côte  de Saint Quintin et celle de Cagnac  vers Maihoc et son église de  Saint Jean de Froid , apporte  aussi  son efficace contribution.

Alain nous (ré)apprend  le  vol en 2015  de la  dernière   cloche de bronze de l’église de Saint Jean le Froid.  Coulée en 1624 et pesant  de 250 à 300 kilos, elle  a  du être   victime de l’appât du  gain lié à la  valeur  du  bronze  en cours  chez les ferrailleurs.

Notre périple  de plus  de 80  kilomètres  (  dénivelé proche  de 800 mètres) nous  entraîne  vers  la méchante  côte de Saint Quintin, Maihoc,  Virac, Cordes, les Cabannes, Vindrac, Noaïlles, Roumanou, Arzac ,Senouillac, Labastide de Lévis, Marssac et Albi. Notre  groupe  de  seize ( 4 femmes, 12 bonhommes) appréciera cet itinéraire champêtre. Chacun(e) se  souvient  aussi des  nécessaires « coups  de  culs »  donnés  entre Vindrac  et les plateaux vers  Noaïlles .C’était costaud !

En passant  à Arzac, on évoque  à  plusieurs , les haltes rituelles  au Domaine  de Salvy, lors  de  la  rando-primeur  du 3ème  dimanche  de novembre. « Ah, sur le  coup  de 10H30, ces  huitres  arrosées  du Gaillac blanc primeur de Salvy, avant  de  remonter  sur  le  vélo  et  de  rejoindre  un autre  caveau ! » s’exclame  quelqu’un que  je  connais  bien.

Les conversations à deux se  font  le plus  souvent  sur le plat. Gérard , de retour  d’un instructif  voyage en Chine, nous  parle  de la  place Tian An Men, de la  grande muraille, des longs TGV chinois et de leurs immenses  gares , de Pékin et Shanghai  puis  de certaines  campagnes rappelant les  nôtres d’il ya longtemps.  On évoque le jumelage d’Albi avec la ville de Lijiang, dans la province  du Yunnan .Inscrite  aussi au patrimoine  mondial  de l’UNESCO ,elle doit  gérer ses flux touristiques.

C’est  fou  ce  qu’on peut  voyager  dans  le  groupe3ou4 du  CRA, en écoutant  ses petits  camarades revenant  de  grands  voyages. Mercredi, c’était  l’Inde, aujourd’hui la Chine, bientôt la  Sardaigne.

En traversant   Senouillac, je  remarque , face à l’église  et derrière  le poids public  ,un  abri moderne rappelant  les anciens métiers  à  ferrer les animaux.  Pas  de  sangles pour  entraver la bête  mais, joliment implantées, une  douzaine de   boites  à  pains à serrure  personnelle. L’ensemble porte  le  nom  de la Boîte  à  pains  et affiche  comme  signature  Artisan Boulanger, le Pétrin des Saveurs.

Et oui, c’est  en 2011 qu’un boulanger  de Gaillac, Damien Petit, a entrepris  de  résoudre à  sa  manière  la  disparition des  boulangeries  de  villages . « Puisque le pain devient  introuvable dans les  villages, c’est le pain qui viendra  à  eux» a-t-il alors  expliqué.» Et il a inventé pour  Senouillac         ces  deux modules  de 12  boites, toujours  visibles  (  et opérationnels ?)en 2017.

« ..Le client peut  venir y chercher les produits qu’il a commandés la veille par téléphone ou par l’intermédiaire d’un bon de commande, déposé  dans la  boîte.. La facturation s’effectue en fin de mois. »

J’ai crû comprendre  que tous  ses  collègues n’ont pas forcément apprécié  et  que  la  commune  cherche actuellement , avec difficulté, à  installer une vraie  boulangerie. Les drive  des grandes  surfaces ont  depuis modifié pas mal  de  comportements  d’acheteurs. N’empêche, j’aime l’idée.

En attendant d’en savoir plus, allez  vive  le  vélo !

Michel DOUMERC ( 16 avril 2017)