Cyclomontagnarde des Volcans 2026
Un premier rendez-vous, jeudi 28 à 18 h 00 avait mis en lumière le savoir-faire des membres du CRA pour sortir la remorque du conteneur, placer et arrimer les vélos.
Le vendredi 29 mai au matin d’une chaude journée, au départ de la Miliassole, un fourgon de 9 places tirant la remorque à vélo et une voiture emmenaient 13 membres du CRA prêts à en découdre avec les volcans d’Auvergne (peu après le départ, on a d’ailleurs constaté que le fourgon n’était pas climatisé !).
Notre organisateur en chef, François G. avait prévu, avant de rejoindre la cyclo-montagnarde, une première étape en s’arrêtant à MURAT le temps de sillonner la région du Puy Mary (1780m). Deux cyclos firent le circuit (64 km pour 1558 D+) et le reste de la troupe fit un aller-retour d’une cinquantaine de km vers le col du Pas de Peyrol 1588m. Beau temps et beaux paysages.

Pique-nique à l’ombre dans une zone d’équipements sportifs près du collège et de la gendarmerie près de l’aire de décollage du bruyant hélicoptère de la protection civile (en prime, nous eûmes droit au passage de deux Rafale à basse altitude, notre sécurité était assurée !).
Départ ensuite vers le nord de Clermont Ferrand, à Riom où nous logerons et Mozac dont le club affilié à la FFCT est organisateur de la cyclo-montagnarde des Volcans qui proposait en deux jours un parcours de 230 km pour 4400m de dénivelé positif (possibilité était offerte de le faire en une seule journée, le dimanche !). Une centaine de bénévoles étaient mobilisée pour encadrer l’événement.
Conjointement aux 900 participants, la première journée nous a menés sur 103 km (et 2200 D+) de MOZAC à LA BOURBOULE par une montée progressive via Volvic, Vulcania et la vallée de la Sioule avant un ravitaillement laborieux à ROCHEFORT MONTAGNE. C’est ensuite qu’étaient situés les trois cols majeurs : col de Guéry 1268m et son lac, Croix Morand 1401m et Croix Saint Robert 1451m.


Temps chaud mais bonne ventilation naturelle. La descente vers le Mont Dore et La Bourboule constituait un retour vers la civilisation des villes de cure aux prétentieux bâtiments de pierre grise (certains la voient bleue !).
Hébergement collectif (chambres de 10 lits pour un total d’une centaine de places) au gîte François et Suzon dans une grande bâtisse à la Bourboule où aucun bar ne retransmettait la finale de la coupe des champions PSG – Arsenal ! Balade en ville et repas au second service tant attendu après les efforts et l’émulation collective.

Le départ de la seconde étape se fit dans le brouillard et sous la bruine pour franchir le premier col de Vendeix / la Stèle à 1250 m puis le col de Geneste 1372m sans pouvoir apprécier le paysage. Ce n’est qu’à hauteur de Super Besse que le temps s’éclaircit avant de franchir par une route en forêt le col des Paouins (1146m) et le col de la feuille (880m) avant le ravitaillement de Murol, bien mieux organisé que la veille et offrant de vrais fromages d’Auvergne !

Le passage par Saint Nectaire ne permettait pas une visite qui s’impose aux amateurs d’art roman (chapiteaux historiés de toute beauté), mais le parcours permettait de mettre en valeur l’église perchée avant la remontée vers la montagne de la Serre et la route balcon de la Limagne.


Les dernières séries de montée/descente repoussaient à chaque fois l’espérance de voir la fin de l’étape tant attendue (130 km pour 2200 D+). Les flècheurs du club local pourraient venir se recycler auprès de ceux du CRA.


Les douches chaudes avaient transformé les vestiaires en sauna mais la bière pression était bien fraiche. Un stand de vente de fromages locaux permettait à ceux qui le désiraient d’assouvir leurs désirs
L’escouade de chargement des vélos montra de nouveau sa compétence et le retour fut vite engagé et réalisé avec notre chauffeur Jean qui s’était bien remis de ses émotions vélocipédiques.


C’était sans compter qu’une enquête sherlockholmesque se déroulait en parallèle !
Le mystère du téléphone perdu : le jour du départ, le passage par Laguiole nous avait valu un arrêt impromptu dû à une marche arrière audacieusement absurde d’un habitant du coin qui sortait de sa place de parking en épi alors que fourgon était à l’arrêt. Arrêt constat amiable obligé.
À l’arrivée à Murat, Pierre s’aperçoit qu’il a perdu son téléphone. Il déduit que la perte s’est produite à Laguiole lors de l’arrêt obligé par l’accident ou à l’occasion d’un arrêt pipi près de la barrière d’une pâture à chevaux au lieu-dit la Violette sur la route de Lacalm. La gendarmerie est avertie, un magasin de Laguiole est contacté, sans succès.
Rendez-vous est pris pour qu’au retour il puisse s’arrêter sur les lieux présumés de la disparition de l’objet. Présent dans la voiture de Guilhem et épaulé par les autres passagers, il fait chou blanc aux deux endroits et la voiture repart vers Albi. Son épouse joint alors par téléphone un membre du groupe présent dans le fourgon alors sur le chemin du retour pour avertir qu’une tentative de localisation via Google indiquait que le téléphone de Pierre était bien dans le secteur de la pâture au lieu-dit La Violette. Guilhem fait alors demi-tour et les quatre passagers y tentent de suivre les informations fournies par la géolocalisation qui, bizarrement, situent l’objet au-delà de la barrière métallique près de laquelle un cheval était venu à la rencontre de Pierre et avait semblé vouloir converser avec lui. Une fonction de sonnerie avait été activée mais n’était pas audible de l’endroit où nous nous trouvions. Guilhem décide de franchir la barrière et de pénétrer dans la pâture où se trouvaient trois chevaux massifs du type percheron. C’est alors qu’il entend la petite musique de clochettes émise par le téléphone qu’il trouve près de l’endroit où se trouvaient les chevaux, téléporté à une vingtaine de mètres de la barrière. Pierre l’observe alors et aperçoit des traces sur la vitre de l’objet qui lui laissent penser qu’il a d’abord été déplacé par le cheval à l’aide de son sabot de façon à être pris dans sa gueule et emmené plus loin. Nous peinons à imaginer ce qui a pu traverser l’esprit de l’animal à ce moment. On peut faire faire des choses merveilleuses aux animaux mais pas encore de faire pianoter un cheval sur un écran ! Après essai, le téléphone fonctionnait malgré les dommages causés par les chevalines dents.
J’espère que Pierre ne m’en voudra pas de l’associer à ce dialogue extrait de Fantômas contre Scotland Yard (film d’André HUNEBELLE avec Louis de Funès et Jean Marais)
— Il m’a parlé le cheval, hein ! Vous savez qu’il m’a parlé !
— Mais oui, mais oui ! Reposez-vous !
— Au fait, où est-il ?
— Qui donc ?
— Le cheval.
— Oh ! On est en train de l’interroger.
Guylain H.
